Schmilbug

De Schmilclick
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En deux mots, le schmilbug conjugue depuis 1986 ;
le drapeau des 51 Etats
  • un BUG de la technologie internet : pour fonctionner correctement l'internet de 1983/IETF [1] réclame US is to "Be Unilaterally Global".
  • une stratégie (dite du "statUS-quo") de diversion de sa gouvernance à son sujet, par la mise en exergue de sujets maîtrisés par l'industrie américaine et ses partenaires.

Au bout de 30 ans il est en train de tenter de stabiliser le cyberesace comme le territoire virtuel d'un 51ème Etat des USA.





  1. L'histoire réelle de l'internet est l'application des principes français du datagramme, du mail et du catenet (Louis Pouzin, 1972-1974) du "réseau des réseaux" au réseau ARPANET par Vint Cerf à partir de 1978, sous le protocole TCP/IP qu'il avait rédigé avec Bob Kahn (1972). La stabilisation technique que nous connaissons de ce catenet sous le jeu de protocoles "internet" date du 1er janvier 1983. L'achitecture n'en a pas varié depuis. Or cette architecture est physiquement (le catenet) distribuée. Elle est conçue mais non organisée pour être décentralisée (nommage, adressage, documentation) mais les modalités pratiques de leur distribution en cas de multiples souverainetés n'ont pas été envisagées.

    En 1984 ce réseau est interconnecté au réseau international des monopoles publics (PTT), alors sous multitechnologie Tymnet supportant déjà de multiples jeux de protocoles constructueurs, privés et publics (UIT/CCITT). Cette interconnexion a posé aux ordinateurs de l'internet un grave problème, ceux-ci n'ayant pas d'architecture protectrice ou simplement de couche sécurité comme les autres technologies. Le rachat de Tymnet par le complexe militaro-industriel (McDD), l'arrêt de son développement (T/ES) vers les couches hautes et la création de l'IETF (rassemblement des ingénieurs concourrant à la stabilisation de l'internet) ont permis à la politique américaine (1) de réduire l'impact ce problème, puis (2) d'en tirer avantage pour la surveillance du réseau (NSA) et la défence des Etats-Unis (USCC).

    La création de l'ICANN par l'exécutif américain (NTIA) puis sa banalisation juridique, (dans le contexte de la crédulité mondiale en la légende commerciale des 13 serveurs de son système de nommage) ont peu à peu permis de placer l'internet sous la juridiction commune du Congrès des Etats-Unis et sa supervision ordinaire de la Commission Fédérale des Télécommunications (FCC).

    L'adage juridique "code is law" (Dr. Lessig) fait ainsi de l'ensemble du cyberespace sous protocoles IETF une territorialité virtuelle américaine (l'"e51st" State).